Le Projet Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur (LNPCA)
Présentation du projet et enjeux
Le projet Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA) vise à
développer, améliorer et fiabiliser la desserte ferroviaire entre Marseille, Toulon et Nice.
Le projet des phases 1 & 2 de modernisation de la ligne ferroviaire existante permettra l’augmentation du nombre de trains du quotidien (TER) et la mise en œuvre de 3 « Services express régionaux métropolitains » dits SERM autour des aires urbaines d’Aix-Marseille, de Toulon et de Nice.
Il permet également de développer les liaisons transfrontalières avec l’Italie mais aussi de faciliter des déplacements longue distance en train depuis l’Espagne ou l’Europe du Nord vers l’Italie.
Les objectifs des phases 1&2

Plus de trains au sein des 3 métropoles d’Aix- Marseille, de Toulon et de Nice et la Côte d’Azur et entre elles

Des gains de temps et moins de retards sur les trajets pour plus de 200 trains quotidiens sur l’axe Marseille-Nice

Une meilleure desserte des territoires

Une intermodalité performante

Des gares nouvelles ou modernisées, confortables et des espaces publics réaménagés pour plus d’agrément et de sécurité

Développer la capacité de la ligne pour le transport ferroviaire de marchandises
Le projet vise à inciter fortement le report modal de la voiture individuelle vers le train et contribuer à la décarbonation de la mobilité en phase avec les objectifs de neutralité carbone en 2050.
Des bénéfices pour vous
Sur le plan local, métropolitain et régional
Grâce aux aménagements sur le réseau existant, l’offre de TER pourra passer de 2 à 3,5 TER / heure / sens non cadencés (situation actuelle) à 4 à 6 TER / heure / sens avec un cadencement attractif autour des Métropoles d’Aix-Marseille, Toulon, Nice et la Côte d’Azur.
Sur le plan national
Elles permettront de faciliter la continuité et d’améliorer la qualité de service de lignes nationales et interrégionales au-delà de Marseille vers le Var et la Côte d’Azur, grâce notamment à la traversée souterraine de Marseille qui apporte un gain de temps non négligeable de 15 à 20 minutes.
Sur le plan de l’intérêt européen
Avec la création d’une navette azuréenne entre Cannes et Vintimille d’une part et la suppression du goulet d’étranglement de la gare Marseille Saint-Charles au croisement des corridors de transport européen « Mer du Nord-Rhin-Méditerranée » et « Méditerranée », le projet permettra avant 2035 de :
- densifier les liaisons transfrontalières avec l’Italie
- faciliter la prolongation après Marseille de lignes internationales depuis l’Espagne vers l’Italie
Les phases suivantes (phases 3 et 4 qui prévoient des sections de ligne nouvelle) doivent permettre de densifier et accélérer les liaisons entre les métropoles régionales autour de Marseille, Toulon et Nice et contribuer à construire un axe ferroviaire à haute performance sur l’arc méditerranéen entre Barcelone et Gênes.
Les phases 1&2 du projet LNPCA comprennent 22 opérations réparties entre Marseille et Nice.
Les différents travaux vont permettre d’augmenter le nombre de trains en circulation mais aussi de réduire les conséquences des incidents sur la ligne qui occasionnent aujourd’hui des retards, voire de suppressions de trains.
Ils vont également permettre de créer des gares nouvelles, modernisées, confortables, multimodales et situées au cœur de quartiers en développement sous l’impulsion des collectivités locales partenaires du projet. Ces gares accessibles facilement en bus, métro, en tramway, en vélo ou à pied, contribueront efficacement au report modal de la voiture vers le train et s’insèreront de façon harmonieuse dans leur environnement urbain.
Le projet LNPCA complète l’effort important de modernisation de la ligne littorale réalisé à travers le projet Haute-Performance Marseille-Vintimille (HPMV) de nouvelle signalisation européenne permettant de faciliter la circulation des trains d’un pays à l’autre.
Coût et financement du projet
Le projet présente un modèle de financement collaboratif exemplaire, qui permet d’associer l’ensemble des acteurs locaux à un projet d’ambition. Aux côtés de l’État et de l’Union Européenne, 11 collectivités locales se sont unies au sein de la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur pour contribuer financièrement à la réussite du projet en garantissant le respect des contraintes territoriales, du cadre technique, financier et temporel de sa réalisation.
Le protocole de financement complet du projet des phases 1 & 2, signé par tous les partenaires le 21 décembre 2021, précise les intentions de financement de chaque cofinanceur.
Le coût du projet des phases 1&2 est de l’ordre de 3 838M€ aux conditions économiques de juillet 2020 (une condition économique dit « constante » ne tient pas compte des coûts liés à l’inflation).
Historique
Du débat public à la Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur
- 2005 : débat public sur le projet de LGV PACA
- 2009 : Choix du scénario « Métropoles du Sud » qui privilégie la desserte de Marseille, Toulon et Nice
- 2011 : Nouvelle concertation avec le public qui met en avant la priorité à donner aux trains du quotidien
- 2013 : Phasage du projet en 2 Priorités par la Commission Mobilité 21 : traitement des nœuds ferroviaires marseillais et niçois, puis création de deux sections de ligne nouvelle entre Aubagne et Toulon, d’une part, et le Muy et la Siagne, d’autre part.
Poursuite des études, évolution du phasage et LNPCA priorité nationale
- 2013 : rapport de la Commission Mobilité 21
- 2016-2017 : Nouvelle concertation du public sur les scénarios de tracés puis arrêt des tracés sur la traversée souterraine de Marseille, secteur de La Pauline dans le Var et section St Laurent du Var-Nice. Pour les secteurs les plus sensibles, nouvelles études lancées
- 2018 : Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) propose comme priorité la désaturation des nœuds ferroviaires de Marseille et Nice et présente un nouveau phasage du projet en 4 phases successives
- 2019 : la LNPCA fait partie des investissements prioritaires de la loi d’orientation des mobilités (LOM)
Concertation, financement et déclaration d'utilité publique
- 2019 : poursuite des études de recalage puis concertation publique sur les phases 1&2 du projet LNPCA
- 2021 : décision de lancement de l’enquête d’utilité publique et signature du protocole d’intention de financement entre l’Etat et les collectivités
- 2022 : lancement de l’enquête d’utilité publique
- Octobre 2022 : déclaration d’utilité publique sur le projet des phases 1&2 de la LNPCA
Démarrage des travaux
- Début 2025, démarrage des démarches et des travaux préparatoires à la libération
- Mi 2025, démarrage des travaux préparatoires de la gare de Nice Aéroport
Gouvernance
Les principales instances de Gouvernance du Projet LNPCA sont :
Le comité de pilotage (COPIL)
- Présidé par le Préfet de la région Sud et par le Président de la Région Sud et composé des élus des collectivités partenaires
- Assure le pilotage et valide les grandes orientations et décisions du projet. Il s’appuie sur :
Le comité technique (COTECH)
- Présidé par un Inspecteur général de l’Environnement et du Développement durable et composé de représentants des collectivités partenaires
- Prépare les COPIL et informe les partenaires sur les aspects techniques
Le comité d’engagement de suivi et des risques (CESR)
- Coprésidée par le Président de la SLNPCA et un représentant de l’État.
- Informe formellement sur les risques, les engagements financiers et les marchés stratégiques
Les comités de coordinations métropolitaines (COCOMET)
- Présidé par les Métropoles concernées.
Coordonnent le projet LNPCA avec les projets urbains et territoriaux, et font remonter les spécificités locales
Agenda
13ème conseil d'administration de la SLNPCA
Dernières conventions de financement de la phase 1, autorisations de programme, orientations budgétaires 2026…
Groupe de travail sur les connections transfrontalières du corridor Méditerranée
A l’initiative du coordinateur du corridor Méditerranée, réunion à Ljublijana avec une intervention de SNCF Réseau et de son homologue italien
Séminaire des risques LNPCA
Organisé chaque année, les partenaires analysent l’évolution des risques et la mise en oeuvre des actions engagées pour les maîtriser